Le projet WACA-CI et l’OIPR misent sur la restauration et la conservation des mangroves dans la lutte contre l’érosion côtière

Le projet WACA-CI et l’OIPR misent sur la restauration et la conservation des mangroves dans la lutte contre l’érosion côtière
Le Ministère de l’Environnement, à travers le WACA-CI (Projet d’Investissement pour la résilience des zones côtières ouest-africaine) est très engagé dans l’amélioration et la gestion des risques naturels et anthropiques communs, affectant les communautés et les zones côtières de la Côte d’Ivoire. Dans le cadre de la mise en œuvre de ses missions, le projet WACA a prévu dans sa sous-composante 3.1 (Investissements physiques et sociaux) la restauration des écosystèmes du Parc National d’Azagny et du Parc National des Iles Ehotilé.
C’est à cet effet que s’est tenue une cérémonie de signature de convention entre le Projet WACA-CI et l’OIPR (Office Ivoirienne des Parcs et Réserves) le mercredi 14 octobre 2020 à la salle de réunion dudit projet. Supervisée par le Directeur de Cabinet, François KOUABLAN, la signature de convention s’est déroulée en présence du Coordonnateur du WACA-CI, le Professeur OCHOU Delphin, du Directeur Général de l’OIPR, le Colonel-major TONDOSSAMA Adama et plusieurs représentants et spécialistes de l‘unité de coordination du projet (UCP-WACA) et de l’OIPR.
Selon le Professeur OCHOU Delphin dans ces mots de bienvenue, cet acte fort que les deux entités signataires viennent de poser sera matérialisé par « un appui financier et technique pour la réhabilitation et reboisement des champs de mangroves dans le complexe lagunaire de Grand-Lahou, ainsi que dans les Parcs Nationaux d’Azagny et des Iles Ehotilé », a précisé le Coordonnateur. Créé par l’État de Côte d’Ivoire sous le décret N°2002-359 du 24 juillet 2002, l’Office Ivoirien des Parcs et Réserves (OIPR) gère les parcs nationaux et réserves naturelles en Côte d’Ivoire. C’est un établissement chargé de préserver et valoriser la diversité biologique nationale, et maintenir les processus écologiques dans les aires protégées de façon durable. D’où, tout l’intérêt pour le Coordonnateur du WACA de confier cette mission à l’OIPR en vue d’atteindre les objectifs lointains du projet à sa charge. Le Directeur Général de l’OIPR s’est réjoui que le WACA intègre la conservation et la restauration des aires protégées dans sa lutte contre l’érosion côtière. « Je voudrais dire toute ma reconnaissance à l’UCP-WACA, et surtout à son coordonnateur pour la confiance placée à l’OIPR en lui confiant une part active dans l’exécution de cet important programme », a-t-il déclaré. Sur la période 2020-2023, un montant d’environ 200 millions de francs CFA sera alloué pour la mise en place du plan d’action contenu dans la convention de signature. Dans le monde tropical, de nombreuses forêts de mangroves (palétuviers) sont des réserves de flore et de faune. Préserver l’habitat naturel des mangroves, c’est contribuer ainsi à la sauvegarde des espèces menacées, comme le crocodile d’eau salée, la cigogne blanchâtre et le lamantin. En Côte d’Ivoire, les mangroves subissent des pressions anthropiques diverses et disparaissent provoquant des déséquilibres écologiques énormes telle que l’érosion côtière qui menace véritablement le quotidien des populations. En plus, le Littoral ivoirien, qui est long de 566 kilomètres, couvre 7% de la superficie du territoire national. Cet espace présente un fort niveau d’activités économiques et un fort potentiel de développement directement lié à la survie des écosystèmes naturels qui sont variés. Les actions de sauvegarde s’imposent donc.
C’est pourquoi, le Directeur de Cabinet François KOUABLAN qui présidait la cérémonie, a, au nom du Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, félicité et encouragé ce type de collaboration entre « le Projet WACA qui adresse le renforcement de la résilience des zones côtières et l’OIPR qui joue un rôle fondamental dans la conservation des parcs et réserves ».
Rappelons que le WACA a été établi en réponse à la demande des pays de recevoir une assistance de la Banque mondiale pour les aider dans la gestion de leurs zones côtières en Afrique de l’Ouest, en particulier sur les problèmes de risques côtiers (érosion, inondation et pollution). La Côte d’Ivoire bénéficie d’une enveloppe de 16 milliards de francs CFA sur l’intervalle 2018-2023 pour la mise en œuvre des activités d’amélioration de la résilience de la zone côtière. D’une superficie de 15.000 hectares au début des années 90, les mangroves autour de la lagune Ebrié, dans le sud du pays, ne couvraient plus que 5.000 hectares, en 2006 selon le ministère ivoirien de l’Environnement. Ces mangroves se localisent pour la plupart dans les six (6) sites Ramsar ivoirien (Complexe Sassandra-Dagbego, Fresco, Parc National d’Azagny, Grand Bassam, N’Ganda N’Ganda, Iles Ehotilé-Essouman 790 ; 1581 ; 1582 ; 1583 ; 1584 ; 1585) localisés sur le littoral, de l’ouest vers l’est, et reconnus d’importance globale.
SERCOM-MINEDD
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