Lutte contre la criminalité environnementale : Le Burkina, la Côte d’Ivoire et le Ghana en quête de solution commune

Lutte contre la criminalité environnementale : Le Burkina, la Côte d’Ivoire et le Ghana en quête de solution commune

Dans le but de lutter efficacement contre la criminalité environnementale, des experts venus du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Ghana mutualisent leurs expériences lors d’un atelier débuté ce mercredi 18 août 2021 à Ouagadougou.

Durant trois jours les experts des 3 pays vont se pencher sur la problématique de la criminalité environnementale afin de contribuer à la conservation de la biodiversité dans l’espace frontalier POMOCO (Ponasi au Burkina Faso, Mole au Ghana et la Comoé en Côte d’Ivoire). D’où l’organisation de cet atelier transfrontalier de mise en réseau des acteurs engagés dans la lutte contre la criminalité environnementale autour du complexe transfrontalier PoMoCo (PONASI-Mole-Comoé).

Cet atelier entre dans le cadre de la composante 2 du programme d’appui pour la préservation de la biodiversité et les écosystèmes fragiles, à la gouvernance régionale et au changement climatique en Afrique de l’Ouest (PAPBio) et intitulée «Gouvernance régionale des Aires Protégées en Afrique de l’Ouest ». Elle est mise en œuvre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), à travers son Programme Régional pour l’Afrique Centrale et Occidentale (PACO). Elle vise à insuffler une dynamique régionale pour la gestion efficace des aires protégées et des risques climatiques, favoriser le partage et la capitalisation des expériences et connaissances à tous les niveaux et la lutte contre la criminalité environnementale.

L’objectif de cet atelier est de susciter la mise en réseau et la coopération entre les acteurs engagés dans la lutte contre la criminalité environnementale, évoluant autour et au sein du complexe PoMoCo. Au sortir de cet atelier, les participants espèrent acquérir de nouvelles expériences et connaissances en matière de lutte contre la criminalité environnementale.

Selon le Dr Arsène Sanon, coordonnateur du projet et représentant le directeur régional de l’UICN, cet atelier a pour but de promouvoir et de renforcer la coopération régionale en matière de lutte contre la criminalité environnementale. Pour lui, les aires protégées transfrontalières sont victimes de nombreux crimes environnementaux. Une situation renforcée par le manque de coordination entre les aires protégées et entre Etats, l’absence d’harmonisation des cadres juridiques et l’inexistence d’un cadre juridique contraignant à l’échelle transfrontalière et régionale, la fragilité de la situation sécuritaire dans et autour de certaines aires protégées et la crise sanitaire liée à la survenance de la pandémie du coronavirus.

Pour Dr Arsène Sanon, il s’agit aussi de faciliter les échanges d’expériences, renforcer les capacités techniques et opérationnelles des structures engagées dans la lutte dans la région, d’accompagner les initiatives de conservation des espèces menacées et de familiariser les participants à l’utilisation du système d’information sur la criminalité environnementale.

L’atelier réunit 30 personnes issues des aires protégées du complexe transfrontalier PoMoCo, des acteurs de la chaine de contrôle et de surveillance frontaliers, les points focaux CITES, de la société civile et de l’équipe de projet. Il prend fin le 20 août 2021.

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