Russie : une “catastrophe écologique” provoque la mort massive d’animaux marins

Russie : une “catastrophe écologique” provoque la mort massive d’animaux marins

Un amoncellement de carcasses de phoques, de poulpes, d’oursins recouvre plusieurs kilomètres de côtes de la péninsule du Kamtchatka (extrême-orient russe) depuis plusieurs jours. Du pétrole et du phénol ont été retrouvés dans l’eau.

Greenpeace tire la sonnette d’alarme au Kamtchatka. “Une catastrophe écologique s’est produite” dans cette région de l’extrême-orient russe, a assuré l’ONG lundi 5 octobre, plus précisément dans la zone de la plage de Khalatyr (lieu touristique populaire notamment auprès de surfeurs) et de la baie d’Avacha, sur l’océan Pacifique. Des analyses ont établi “quatre fois plus de produits pétroliers et 2,5 fois plus de phénol” dans l’eau, ajoute Greenpeace. Sur Instagram, Anton Morozov, le directeur de Snowave, une des principales écoles de surf de la péninsule, a publié de nombreuses images des dégâts.

La star des réseaux sociaux Iouri Doud, connu pour ses documentaires coup-de-poing, a relayé le témoignage d’Anton Morozov, affirmant que depuis trois semaines, “tout le monde a commencé à ressentir d’étranges symptômes désagréables après avoir surfé”. Il relate des douleurs aux yeux et à la gorge et un “empoisonnement” par une eau au goût et à l’odeur inhabituels. “Beaucoup ont commencé à quitter l’océan à la hâte. Les symptômes apparaissent même sans contact avec l’eau”, a-t-il déclaré, indiquant que le “poison” serait charrié depuis un mois par une rivière se jetant dans l’océan.

L’origine de la pollution encore floue

“Si les personnes responsables de cet événement étaient plus courageuses et déclaraient leur erreur et commençaient des opérations de sauvetage, l’ampleur pourrait être maîtrisée”, a-t-il dénoncé. Greenpeace affirme avoir contacté les autorités pour “demander une enquête immédiate sur les causes de la pollution, une évaluation de l’ampleur et l’élimination urgente des conséquences” de l’incident. Les autorités locales n’ont déclaré aucun accident industriel ou évènement inhabituel récemment.

Face aux centaines de milliers de vues et de partages des images des carcasses d’animaux sur la plage, les autorités locales ont d’abord publié sur Instagram des images d’une plage ensoleillée, affirmant que “la couleur de l’eau est normale, l’odeur de l’air est normale, la plage est parfaitement propre”. Sur place ce week-end, le gouverneur du Kamtchatka, Vladimir Solodov, a ensuite menacé de licenciement quiconque aurait maquillé la gravité de la situation et promis des analyses pour établir les faits, via des échantillons envoyés à Moscou. Le comité d’enquête russe a également promis, samedi, une enquête sur cette “possible catastrophe écologique”.

 

 

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